vendredi 13 juillet 2012
Un blog (peut) servir aussi à se plaindre ...
'Bon dieu' que j'aime me plaindre par écrit (aussi). Plainte va vers ce salaud d'écrivain Don Delillo. Je venais à peine de terminer un cadeau bien étrange, celui de ' Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines ' de Jack Kerouac et William S. Burroughs, qui m'avait beaucoup plu. Je m'étais imaginée être un de ces types à New-York pendant la guerre à me demander si j'allais prendre un rafiot, n'importe lequel, juste pour voyager même si c'était la guerre de l'autre côté. Et je me suis retrouvée scotchée dans le futur ou le présent je ne suis plus certaine. Dans une limo avec un jeune homme complétement perché, persuadé qu'il pouvait acheter une chapelle et l'installer dans son appartement de plus de 1000 m². Il était persuadé qu'une coupe de cheveux est un objectif aussi important que le taux du yen. Le cynisme de De Lillo, cette image de postmoderne visionnaire ou d'escroc littéraire m'est juste tombée dessus comme une massue. Alors il faut se plaindre de (futilement) découvrir tard quelqu'un qui vous plait. J'ai adoré. Parfaitement traduit, donc parfaitement écrit, poétique, interrogatif, dessinant une architecture complète de notre délire avec l'argent symbole 'gagnant' contre le match avec notre peur du temps, de la mort. Caricature de la démocratie, drôle, sexuellement drôle, surréaliste. Les surréalistes ne sont pas morts. Don Delillo non plus. Cosmopolis le roman. A lire.
mercredi 25 avril 2012
vendredi 6 janvier 2012
Philip Roth l'humiliation
La plupart du temps j'ai l'impression de disparaitre. A chaque fois un roman me rattrape, m'accroche, me remet les vertèbres en place. Peut-être que plus le narrateur est malheureux moins je le suis après l'avoir lu.
J’aurais souhaité rencontrer Philip Roth, boire un verre par hasard avec lui dans un bar. Discuter. Je n'ai pas écrit baiser. Avec son écriture j'ai toujours une impression d'inachevé. Qu'il me manque encore des pièces du puzzle.
Avec lui, l’intensité de la simplicité du cœur ne s’annonce jamais, elle est là. Le rabaissement, et que ce titre est désolant. Traduction française de ‘The humbling’ qui signifie l’humiliation. Ce n’est pas de rabaissement qu’il s’agit mais d’humiliation qu’il décide de s’infliger. Sous deux prétextes, l’un sa croyance de ne plus savoir jouer, l’autre une femme lesbienne qu’il aime par défaut. Je veux dire par défaut comme on peut dire par hasard. Il peut sans contrainte décider de ne plus jouer et ce n’est pas vraiment le propos du roman. Le propos est de dire qu’il est devenu un homme fasciné par une femme qui n’est pas vraiment intelligente et ne l'aime pas. Roth psychologue déprimé ou l’envie d’un idéal qui ne convient pas. Il évoque si subtilement cet espoir idiot amoureux qu’il va faire échouer. Il n'évoque pas tout ce qui est heureux à observer, à vivre. Mais il m'a laissé ainsi.
J’aurais souhaité rencontrer Philip Roth, boire un verre par hasard avec lui dans un bar. Discuter. Je n'ai pas écrit baiser. Avec son écriture j'ai toujours une impression d'inachevé. Qu'il me manque encore des pièces du puzzle.
Avec lui, l’intensité de la simplicité du cœur ne s’annonce jamais, elle est là. Le rabaissement, et que ce titre est désolant. Traduction française de ‘The humbling’ qui signifie l’humiliation. Ce n’est pas de rabaissement qu’il s’agit mais d’humiliation qu’il décide de s’infliger. Sous deux prétextes, l’un sa croyance de ne plus savoir jouer, l’autre une femme lesbienne qu’il aime par défaut. Je veux dire par défaut comme on peut dire par hasard. Il peut sans contrainte décider de ne plus jouer et ce n’est pas vraiment le propos du roman. Le propos est de dire qu’il est devenu un homme fasciné par une femme qui n’est pas vraiment intelligente et ne l'aime pas. Roth psychologue déprimé ou l’envie d’un idéal qui ne convient pas. Il évoque si subtilement cet espoir idiot amoureux qu’il va faire échouer. Il n'évoque pas tout ce qui est heureux à observer, à vivre. Mais il m'a laissé ainsi.
dimanche 18 décembre 2011
samedi 17 septembre 2011
Turzi Education
Une nostalgique,une adolescente, une lampe. Je suis je n’ai plus le temps. Mon cœur est en vrac avec le dernier album de Turzi. Ils sont français. Ils sont dans l’électro. Ils sont dans le classique. Ils sont calmes. Ils ont oublié le C et le D. Tant mieux. Et la craie ?
Ils sont bons, très bons. Ils n’ont pas de message, ils récitent un thème sur l’éducation. Des artistes pas des donneurs de leçon. Une voix proche d’Arthur H. Ils n’ont pas beaucoup de paroles. Ils n’ont pas une originalité hors du commun. Ils sont mélodieux.
Ils sont bons, très bons. Ils n’ont pas de message, ils récitent un thème sur l’éducation. Des artistes pas des donneurs de leçon. Une voix proche d’Arthur H. Ils n’ont pas beaucoup de paroles. Ils n’ont pas une originalité hors du commun. Ils sont mélodieux.
dimanche 29 mai 2011
Step by step
J’ai changé de job si souvent, de contrats précaires en contrats précaires. De métiers différents. D’espoirs en illusions. D’espoirs à confondre. Et je me suis retrouvée parfois à fredonner sans me souvenir le groupe, le morceau. What is lost is never gained again. Je viens de changer de métier. Encore une fois. Cette fois il y a le mot CDI. Trois lettres effrayantes.
Le courage c’est rouler vite, prendre des risques, accepter d’avoir peur, d’être stressée. D'être à l'étranger. Et se relever si fossé. C'est con la vie.
Le courage c’est rouler vite, prendre des risques, accepter d’avoir peur, d’être stressée. D'être à l'étranger. Et se relever si fossé. C'est con la vie.
jeudi 14 avril 2011
Falling, failing, fading
The Fall en France, et en concert le 31 mai
http://www.villettesonique.com/
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